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Les adversaires de la dépénalisation

Les scientifiques qui parlent dans le vent :

Jamais le gouvernement français n'a fait appel à leur service ou à leur compétence dans le cadre des études préalables à l'ouverture d'un débat sur les drogues. Leurs travaux sont passés aux oubliettes, tenus au secret. Pourtant, leurs études, leurs colloques connaissent une renommée internationale. A l'image du professeur Nahas qui fait autorité aux États Unis et qui n'a pas le droit à la parole en France, nombreux sont les experts que l'on ignore.

 

Lire le contre-rapport Roques, signé par une dizaine de scientifiques de renommée internationale.


EN FRANCE :

Professeur Jean Pierre Anger
Professeur des universités, unité Inserm 456, laboratoire de toxicologie, Rennes.

Professeur Jean-Pierre Armand
Professeur des universités, cancérologue, Villejuif.

Docteur V. Cirimele
Institut de Médecine Légale, Strasbourg.

Professeur Bernard Desoize
Professeur des universités, pharmacologue, Reims

Docteur Marc Deveaux
Maître de conférence, practicien hospitalier; Institut de médecine légale de Lille, pharmacie de la maison d'arrêt de Loos.

Docteur Jean Pierre Goulle
Practicien hospitalier, centre hospitalier régional, laboratoire de pharmacocinétique, de toxicologie et de biologie, Le Havre.

Docteur Léon Hovnanian
Le docteur Hovananian, sans être un expert de la question des drogues, cherche à informer des dangers de la drogue et responsabiliser les politiques. " Nous ne voudrions pas que, comme dans le scandale du sang contaminé, un certain nombre de responsables puissent à nouveau dire : Nous ne savions pas, les spécialistes ne nous avaient pas prévenus. "

Docteur Pascal Kintz
Maître de conférence, practicien hospitalier, Institut de médecine légale, laboratoire de toxicologie, Strasbourg.

Professeur Gérard Lachatre
Professeur des universités et practicien hospitalier, service de pharmacologie et toxicologie, CHU Limoges.

Professeur Michel Maillet
Professeur d'Histologie-Embryologie à la Faculté de Médecine de Lariboissière.

Professeur P. Marquet
Service de Pharmacologie et Toxicologie, CHRU Dupuytren, Limoges.

Docteur Pierre Morelis
Pharmacologue, ancien chef de la division de Chimie et de Pharmacologie du Centre de Recherches du Service de Santé des Armées.

Professeur Patrick Mura
Laboratoire de biochimie et de Toxicologie, CHU Poitiers.

Professeur Gabriel Nahas
Professeur aux universités de Colombia et de New York, ancien directeur de l'Inserm. Pharmacologue et toxicologue, il a été délégué auprès des Nations Unies (Programme de Contrôle International des Drogués) et demeure le conseiller de la Maison Blanche sur les problèmes de drogues. Il travaille depuis plus de vingt ans à l'étude des drogues illicites. En décembre 1996, le Pr. Nahas recevait le prix Ceiba-Geigy, de l'Académie nationale de médecine pour l'ensemble de ses recherches sur la toxicomanie, Aussi est-il impensable d'ouvrir un quelconque débat sur la drogue sans faire référence aux nombreux ouvrages et recherches du professeur Nahas.

Docteur Gilbert Pepin
Expert en pharmacologie et toxicologie agréé par la Cour de cassation, laboratoire d'expertise Toxlab, Paris.

Professeur Alain Pineau
Professeur des universités, laboratoire de toxicologie, Nantes.

Professeur Alain Priou
Professeurs des universités, laboratoire de toxicologie, faculté de médecine et de pharmacie, Poitiers.

Professeur Richard Rips
Chimiste et pharmacologue, il est le directeur de recherche de classe exceptionnelle à l'INSERM. ·

Professeur Renaud Trouvé. Biophysicien et pharmacologue, professeur associé de pharmacie à l'université d'Angers, professeur associé d'anesthésiologie à l'université du Texas Houston, le professeur Renaud Trouvé fut lauréat de la Société française de toxicologie, en 1986, pour ses travaux dans ce domaine.

Professeur Jean-Jacques Vallon
Professeur des universités et practicien hospitalier, laboratoire de toxicologie, CHU Lyon. Mais ces médecins, ces scientifiques représentent-ils une majorité ?

Le Quotidien du Médecin du 26/06/98 faisait état du dernier sondage concernant la position des médecins face au cannabis. Il en ressortait que 64 % des praticiens étaient hostiles à la dépénalisation du cannabis. Ce pourcentage grimpait à 67 % pour les spécialistes.

 

DANS LE MONDE :

Professeur Nils Bejerot
Epidémiologiste au Karolinska Institute, Social Medicinska, Institutionem Fack, à Stockholm en Suède, Nils Bejerot fut à l'origine de la politique suédoise de restriction des drogues. Il est mort en 1988 de tuberculose après avoir été victime de trois attentats et avoir échappé de peu aux flammes qui ravagèrent sa villa. Il ne prônait pas pour la Suède pour un retour aux très lourdes peines qui, au cours des années 30, sanctionnaient aux Etats-Unis les délits commis en matière de stupéfiant. Ce qu'il recommandait, c'est qu'il soit très difficile d'utiliser des stupéfiants. " Le facteur décisif pour le succès d'une politique en matière de drogue, c'est l'élimination des possibilités, pour le toxicomane, de poursuivre sa consommation à moindre frais ou sans conséquence du tout. L'efficacité d'une mesure est établie si celle-ci parvient à modifier le comportement du consommateur de drogue ou si le recrutement de nouveaux consommateurs se trouve influencé dans la région. Si la mesure prise atteint ces buts, elle peut être utile ; si elle ne les atteint pas, elle est vraissemblablement d'une utilité limitée dans la pratique . "

Professeur G. Di Chiara
Connu dans la communauté scientifique pour ses travaux sur ce qu'on appelle le " circuit de la récompense " et l'impact des drogues sur celui-ci. Ses travaux sont venus confirmés le parallèlisme entre ce qui se passe dans le cerveau sous les effets du cannabis et ceux de l'héroïne ou de la cocaïne. Il pouvait déclarer à cette occasion : " Je serais satisfait si devant ces arguments, on cessait de considérer le THC comme une drogue douce. Je ne dis pas qu'il soit aussi dangereux que l'héroïne, mais j'espère que les gens aborderont désormais le cannabis avec beaucoup plus de prudence qu'ils ne l'ont fait jusqu'ici. "

Les informations scientifiques les plus importantes concernant les drogues toxicomanogènes (travaux publiés dans les journaux scientifiques et les colloques internationnaux depuis les 20 dernières années) sont disponibles sur le site Internet suivant : www.cybergraphix.com/Nahas.