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Les chantres de la dépénalisation sont moins des politiques que
des professionnels de l'activisme. Autour d'une vieille garde constituée
des signataires de l' " Appel du 18 joint 1976 ", on retrouve
l'ACCS, ACT UP, AIDES, ASUD, Chiche, le CIRC de Jean-Pierre Galland,
Combat face au sida, CORA, l'Eléphant rose, le MLC de Francis Caballero,
le Réseau Voltaire, Techno Plus. La génération de mai 68 fait de
la résistance.
Le CIRC
Le Collectif d'Information et de Recherche Cannabique est sans contexte
le plus actif. Il multiplie les actions médiatiques parmi lesquelles
figure l'envoi de 577 joints aux députés. Son président, le député
vert Jean-Pierre Galland, a été assigné en justice par onze députés
de droite . Il plaida coupable, pensant pouvoir faire le procès
de " cette loi absurde qui empêche tout débat en France ".
Cela n'a pas été le cas. Mais il a cependant reçu le soutien d'une
dizaine de députés de la gauche plurielle, dont Jean Glavany, alors
vice-président du P.S. à l'Assemblée nationale et aujourd'hui ministre
de l'agriculture. (L'Express, 26/03/98) Le Circ possède son
site Internet : http://www.circ-asso.org
ACT UP
L'association Act up n'est pas en reste. Elle a distribué le 14
septembre 1997, un tract intitulé " j'aime l'ecstasy " pour
répondre à la fermeture de cinq boîtes de nuit parisiennes. Le 25
février 1998, jour du procès de son président, Act Up Paris a lancé
une pétition signée par 111 personnalités du monde culturel et intellectuel.
Ceux-ci reconnaissaient publiquement avoir usé de drogues. Ils réclamaient
l'abrogation de la loi de 1970. Dans le même temps, Jack Lang apportait
son soutien au président d'Act Up, Philippe Mangeot en précisant
qu' " en transformant en délit l'aveu de la consommation de drogues,
notre société étouffe la liberté d'opinion et surtout empêche tout
débat sur un sujet si grave qui ruine la santé de nombreux citoyens
". ( Revue Politis du 5/03/98 ) De la liberté d'opinion à la liberté
de se droguer, il n'y a qu'un pas. Act up Paris possède un site
: http://www.actupp.org
Le MLC
Le Mouvement de la Légalisation Contrôlée, centralise les initiatives
médico-judiciaires, à l'instigation de Me Francis Caballero, professeur
de droit à Nanterre et avocat des associations anti-tabac. Il est
à l'origine de la notion de " droit à la drogue ". Son président,
Francis Caballero, défend le principe " du commerce sous monopole
d'Etat des substances stupéfiantes " ( le Monde du 13/1/98
). Son ambition est de faire " durcir le droit des drogues licites
"substance considérée comme plus dangereuse que le cannabis"
pour adoucir celui des drogues illicites ". (Le Monde 17/06/93).
Le rapport Recours (Le Monde du 13/10/99) qui propose d'interdire
la vente de tabac au moins de seize ans représente à ce titre une
première victoire du MLC. Pour tout connaître sur le MLC, le site
d'information www.lorgane.com assure la publicité de ce mouvement.
(http://www.lorgane.com/mlc.html)
Lire
aussi le débat entre Me Caballero et le Dr Ghysel.
LES RELAIS
Soutenus par une presse souvent complaisante à leur égard, les partisans
de la dépénalisation bénéficient de tribunes régulières dans le
Monde, Libération. Ainsi en mai 1998, le Monde médiatise "l'appel
des 111" au droit de se droguer et ignore la réponse du CNID
intitulée " Drogue, nous ne capitulerons pas " forte de 700
000 signatures. L'Expansion, le périodique économique, est
un instrument de cette propagande antiprohibionniste. Pour lui,
la dépénalisation serait essentiellement dirigée contre les trafiquants
comme le montre un article intitulé " Et si on légalisait le
cannabis " (n°577)
Sur Internet,
la majeure partie des sites consacrés à la drogue présente son usage
sous un jour favorable. Internet qui échappe aux règles du droit
commun est un lieu privilégié de propagande. Mais à cette propagande
s'ajoute une dimension commerciale. Internet est devenu une foire
des bonnes adresses, des bons " plants ". Aussi peut-on trouver
des adresses pour acheter des graines, cultiver et préparer des
recettes à base de cannabis. Un moteur de recherche exclusivement
consacré au cannabis existe : Yahooka, sous-titré " le
guide de la marijuana sur l'Internet ".
Des maisons
d'édition assurent la publication et le commerce d'ouvrages relatifs
aux drogues. En France, elles sont au nombre de trois : ce sont
les Editions du Lézard, les éditions Dogorno et L'Esprit frappeur
qui appartiennent à Michel Sitbon, " l'empereur français
du porno ", par ailleurs trésorier du Réseau Voltaire.
Elles entendent offrir " une information qui rompe avec l'hystérie
et le dogmatisme ambiants ". Ils tentent d'apporter " un
éclairage original, que ce soit d'un point de vue botanique, scientifique,
historique, politique, sociologique ou ludique... " Loin d'une
timide et discrète diffusion sous le manteau, leurs livres bénéficient
de nombreux points de vente dont fait partie la FNAC, " agitateur
public n°1 ".
Voir aussi les dossiers :

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