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Un provocateur
et plus de 200 suiveurs, en déclarant publiquement qu'ils ont usé
de stupéfiants (ou en usent toujours), s'offrent aux sanctions de
la loi et se présentent quasiment comme les martyrs d'une société
tant répressive qu'ignorante.
Les beaux esprits
que voilà ! Le seul risque qu'ils prennent, c'est d'avoir de la
publicité dans la presse, ce qu'ils cherchent pour se prouver qu'ils
existent et font partie de la " nomenklatura parisienne branchée
". Ils savent parfaitement que personne en France, depuis la loi
de 1970, n'est allé en prison pour incitation à usage de drogues,
ni même été condamné à une sanction financière dissuasive.
Qu'ils aient
besoin de drogue pour essayer de doper le talent qu'ils se prêtent,
ou simplement pour supporter leur propre vide, que leur seul préoccupation
soit la jouissance de plaisirs immédiats et qu'ils éprouvent la
gloriole de s'en vanter, est certes triste, mais leur santé morale,
psychique et physique est leur problème d'adulte.
En revanche,
ce qu'on ne peut accepter, c'est le risque que, par leur exemple,
ces nantis célébrés par les médias font prendre à des dizaines de
milliers d'adolescents qui risquent de croire qu'on peut impunément
prendre des drogues parce qu'elles sont dites " douces ", alors
qu'en fait ils risquent de se retrouver esclaves, leur avenir brisé
et exclus de la société. Mais l'avenir des enfants ne semble guère
importer à ces pétitionnaires " branchés " ? Et d'ailleurs, combien
d'enfants ou de petits-enfants ont-ils, tous réunis ?
Désinformation
Avec l'impudeur qui les caractérise - l'usage de drogue affaiblit
la conscience morale -, ils osent dire qu'ils ne peuvent supporter
que le seul discours autorisé soit celui de la loi, alors que, depuis
vingt-cinq ans, les médias sont inondés de leurs discours en faveur
du libre usage des drogues. En fait c'est nous, les tenants d'une
" société sans drogue ", qui sommes exclus du débat.
Car sont délibérément
censurées nos communications sur les dangers de l'usage des drogues
(et notamment du cannabis ; par excellence drogue-piège des adolescents)
et sur ceux de l'ecstasy, comme sur le caractère fallacieux des
traitements à la méthadone et au subutex qui, loin de libérer le
toxicomane, l'enfonce dans sa dépendance.
Cela fait vingt-cinq
ans qu'à longueur de colonnes, d'émissions de radio ou de télévision,
on désinforme l'opinion en banalisant les drogues, en multipliant
les citations d'artistes et autres personnalités médiatiques, avec
la seule préoccupation de permettre aux tricheurs de se doper en
toute quiétude morale, dans le mépris des centaines de milliers
de jeunes dont la vie sera brisée et la famille plongée dans le
désarroi.
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Un vrai débat
public ? Mais nous le demandons depuis vingt ans, sans être entendus
! Mon audition publique devant la commission Henrion a été délibérément
exclue des séances télévisées en direct de ladite commission et
un quotidien du soir, dit " sérieux ", l'a censurée dans son compte
rendu.
Alors, chiche
pour un vrai débat, enfin honnête, avec à la télévision le même
temps de parole contrôlé par le CSA et la même surface dans la presse
écrite !
Pour un débat
public
Alliés objectifs des trafiquants, les promoteurs de la drogue
craignent nos explications sur les dangers de l'usage de tous les
stupéfiants, cannabis compris, explications basées sur les acquis
scientifiques récents.
Ils refusent
notre démonstration que la drogue n'est ni une fatalité, ni une
composante obligatoire de notre société, pas plus qu'ils n'admettent
qu'offrir aux jeunes l'accès à de nouvelles drogues n'est pas un
gage de modernité mais signe de décadence.
La toxicomanie
des jeunes, fléau récent, est une " loterie du malheur ", qui touche
sans distinction les enfants de tout milieu social, ethnique ou
religieux. On peut la prévenir, la guérir, l'éradiquer. Il suffit
de le vouloir. Ce ne sont pas les 600 000 adultes irresponsables,
soit à peine 1 % des Français, qui vont dicter leur loi à l'ensemble
de la Nation, pour leur bonne conscience morale... et pour le bénéfice
mercantile des trafiquants.
Après un grand
débat public contradictoire, la grande majorité des familles françaises,
qui ont des enfants qu'ils essaient d'élever correctement, se mobilisera
pour défendre les enfants des menaces que les drogues font peser
sur leur avenir et pour assurer le droit des jeunes à vivre libre
sans drogue, condition première de la pleine possession de leurs
moyens intellectuels et physiques. Nous en prenons le pari !


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