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La brigade d'intervention
des douanes de Lyon se frotte les mains. Leur méthode de ciblage
s'est révélée payante: quarante-deux mille cachets d'ecstasy, d'une
valeur marchande estimée à 4 200 000 F, ont été saisis dans un véhicule
espagnol. Cette saisie représente I'une des plus importantes
réalisées depuis le début de l'année sur le territoire national.
Guy Rouyere,
directeur interrégional des douanes de Rhône-Alpes-Auvergne, ne
cache pas sa satisfaction: " Nos nouvelles méthodes de travail,
qui consistent à intervenir davantage sur les axes routiers et autoroutiers,
ont été efficaces. " Un type de vigilance qui ne s'exerce pas
uniquement à l'occasion des vacances, mais tout au long de l'année.
Au volant d'une
Fiat, un Espagnol d'une quarantaine d'années, en provenance des
PaysBas, pensait passer au travers des mailles du filet, en circulant
dimanche sur l'autoroute du Sud. Seulement, à hauteur du contournement
de l'agglomération Lyonnaise, le conducteur a attiré l'attention
d'une brigade d'intervention des douanes accompagnée de motards
et d'une équipe cynophile, qui lui a demandé de s'arrêter. Les douaniers
ont découvert :une cache spécialement aménagée au niveau de la carrosserie:
deux sacs poubelles contenant douze kilos de cachets d'ecstasy s'y
entassaient. .
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La drogue destinée
au marché espagnol a été aussitôt saisie, le ressortissant remis
au SRPJ (Service régional de police judiciaire) de Lyon, a été déféré
au parquet puis mis en examen et écroué.
Selon Guy Rouyere,
le trafiquant ne devait pas être à son coup d'essai: " On ne confie
pas quatre millions de marchandise à un amateur ", a noté le directeur
des douanes Lyonnaises.
Une consommation
en augmentation
En France comme
dans de nombreux pays d'Europe, la consommation de drogues de synthèse
est depuis dix ans en constante augmentation. Dans l'Hexagone,
en 1999, deux millions de cachets d'ecstasy, ont été saisis, selon
les données cumulées par la police. Huit sur dix provenaient des
Pays-Bas. Depuis le début de l'année, la douane française a, quant
à elle, saisie plus de 800 000 doses. Aux beaux jours, ces "free
parties ", qui peuvent rassembler 20000 personnes, pullulent. Pas
un coin de France n'échappe à ce phénomène de mode. Ces lieux de
rendez-vous sauvages ne sont connus qu'à la dernière minute. Il
est donc difficile à la police de prévoir des moyens d'intervention.
Quand la " rave-partie " est localisée, les forces de police ne
peuvent que contrôler les participants à la sortie. Trop tard. Les
dealers ont eu tout le temps d'écouler leur marchandise, aux yeux
et à la barbe des autorités


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