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Les Suisses
pourront bientôt " fumer leur joint " en toute légalité après la
décision du gouvernement, vendredi 9 mars, de dépénaliser la consommation,
la culture, l'acquisition et la détention de cannabis.Un
projet de loi a été proposé au Parlement.
L'ONU s'inquiète
dans un rapport sur la drogue
Dans son rapport
annuel présenté le mois dernier à Vienne, l'Organe international
de contrôle des stupéfiants (OICS) s'était déclaré, inquiet d'une
éventuelle libéralisation de la production et du commerce du cannabis
en Suisse : "La culture et la vente [...] y sont devenues un secteur
d'activité non négligeable."
La loi sur les
drogues est donc en cours de révision dans ce pays favorable à une
libéralisation complète de la consommation de cannabis à des fins
personnelles. Dès la loi votée, la Suisse ira alors plus loin que
la Hollande où la consommation de cannabis est autorisée et sa culture
seulement tolérée.
En présentant
à la presse la recommandation gouvernementale, Mme Ruth Dreifuss,
ministre socialiste des affaires sociales et de la santé, a fait
valoir que "la répression (contre l'usage du cannabis) n'a pas donné
les résultats escomptés".
Aussi,
a-t-elle souligné, "pour approcher efficacement la jeunesse, il
faut d'autres stratégies".
Mais dans son
rapport annuel l'OICS avait estimé qu'une telle libéralisation de
la production et du commerce du cannabis "aggraverait le problème
au lieu de le résoudre ".
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Le rapport
soulignait "le danger que pourraient représenter un important
trafic de produits à base de cannabis en provenance de Suisse ainsi
que le tourisme lié à la drogue".
Blanchiment
: la Suisse est dénoncée par la France
Mais la Suisse
est aussi dans le collimateur de la mission d'information de l'Assemblée
nationale française sur le blanchiment de l'argent sale en Europe.
Les députés socialistes Arnaud Montebourg et Christian Peillon viennent
de publier un rapport intitulé : " La lutte contre le blanchiment
des capitaux en suisse : un combat de façade ".
D'après les
députés, en effet, la Suisse est non seulement " un paradis fiscal
" mais aussi " un centre offshore ". Pourtant la Suisse s'est dotée
" d'un ensemble de normes antiblanchiment très complet " en 1997.
Mais selon Vincent Peillon, " le fait de se doter d'une loi ne signifie
absolument pas qu'on lutte contre la réalité de la criminalité ".
De fait la Suisse continue d'accueillir en masse les capitaux douteux
et notamment l'argent sale des pays de l'est mais aussi des pays
de l'UE . " La Suisse n'est pas un Etat criminel mais tous les criminels
du monde viennent y blanchir leur argent ", a déclaré le rapporteur
avec une certaine " diplomatie "
Lire aussi : Les
Pays-Bas ont fait marche arrière


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