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Une récente
étude onusienne indique une tendance à la baisse de la consommation,
là où des mesures draconiennes de destruction des cultures étaient
appliquées. Sans se gaver de chiffres, on peut parler d'une diminution
de la production. Principale cause : l'éradication des champs de
pavot.
Tous les ans,
l'Organe international
de contrôle des stupéfiants (OICS), institution dépendante de
l'ONU qui veille à l'application des traités internationaux en matière
de drogues, publie un rapport sur la question. Dans son rapport
2000, l'OICS constate des signes de progrès dans la lutte contre
la drogue en Afghanistan et Birmanie. L'adoption en juillet 2000
par les taliban, milice islamiste au pouvoir à Kaboul, d'un décret
interdisant la culture du pavot à opium, est jugé par l'Organe de
l'ONU comme "un fait encourageant".
L'OICS se félicite
également que "la production illicite d'opium a diminué ces dernières
années" en Birmanie, pays qui continue d'être la "deuxième source
d'héroïne et d'opium".
Selon l'Organe
de contrôle, " Outre les programmes d'éducation de portée générale,
les mesures de prévention apparemment les plus efficaces sont celles
qui visent à réduire l'offre de drogues par une répression efficace,
impliquant notamment l'application de peines
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suffisamment
sévères pour dissuader ceux qui font d'énormes bénéfices grâce au
trafic de drogues illicites. "
De son côté
l'administration américaine prévoit des sanction à l'encontres des
pays producteurs : la cessation de toute aide économique et le blocage
des prêts sollicités par les pays concernés auprès des institutions
financières internationales.
Comme quoi la
lutte contre la drogue, si elle est extrêmement difficile et fait
appel à des données très diverses, n'a rien d'une fatalité.
L'Organe
des Nations unies chargé du contrôle des stupéfiants souligne
également la progression du trafic de drogue sur le Net. "L'Internet
est de plus en plus utilisé pour le trafic en ligne car il semble
assurer un accès commode à des substances placées sous contrôle",
note l'OICS, qui s'inquiète également "du fait que des pharmacies
en ligne fournissent illégalement des médicaments vendus sur ordonnance,
y compris des substances placées sous contrôle international, à
une clientèle disséminée dans le monde entier".
Lutter contre
les sites nazis, c'est bien mais il y a plus peut-être plus urgent.
Qui s'en préoccupe ?


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