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"La marijuana
n'a aucun avantage médical qui vaille la peine de faire exception
" aux lois fédérales, sauf si cette utilisation est requise " pour
des recherches conduites avec l'assentiment du gouvernement ", indique
la Cour suprême des Etats-Unis dans un arrêt. " Si d'autres drogues
peuvent être prescrites et administrées à des fins médicales, il
n'en va pas de même pour la marijuana ", qui ne représente pas une
" nécessité médicale exceptionnelle ", insistent à l'unanimité les
neuf juges.
C'est la première
fois que la plus haute instance juridique des Etats-Unis s'exprime
sur ce dossier ouvert en 1996. Les Californiens avaient voté, alors,
en faveur de la possession et de la culture du " H " sur recommandation
d'un médecin. Il s'en était suivi une floraison de " clubs de cannabis
" pour des patients souffrant de maladies graves, comme le SIDA
et le cancer, ou présentant des effets secondaires de traitements
chimiothérapiques.
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En 1998, le
gouvernement fédéral avait cherché à les faire fermer. Débouté en
appel, il s'était pourvu devant la Cour suprême.
La France n'est
pas la Californie, mais le ministre délégué à la Santé n'entend
pas verrouiller la recherche en la matière.
Des études
" pour évaluer les indications et les résultats de l'usage thérapeutique
du cannabis " seront prochainement menées. Plusieurs centres à Paris
sont prêts, ainsi qu'à Marseille, Toulouse et Lyon.
Pour l'heure,
rappelle Bernard Kouchner, la marijuana et ses dérivés de synthèse
" ne disposent pas d'autorisation de mises sur le marché " et leur
emploi n'est possible que " dans le cadre d'essais cliniques ".
Cela étant, à ce jour, des indications sont validées notamment comme
anti-émétique et antalgique.
Pour en savoir
plus :
Le point sur l'usage thérapeutique du cannabis et du THC
Le
cannabis n'est pas un médicament


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