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Le gouvernement
a décidé de s'attaquer au problème de ces fêtes clandestines et
gratuites, qui rassemblent des milliers de jeunes autour de la musique
techno, à l'occasion de l'examen par le Parlement du projet de loi
sur la sécurité quotidienne.
Un amendement
du gouvernement prévoit un strict contrôle juridique des "raves",
qui devront faire l'objet d'une déclaration préalable auprès du
préfet. En cas d'infraction, le matériel pourra être confisqué et
les organisateurs seront passibles d'une peine de six mois d'emprisonnement
et d'une amende de 49.000 francs.
Le vote définitif
du projet de loi, qui sera examiné le 29 mai par le Sénat, n'aura
lieu qu'après une deuxième lecture à l'Assemblée nationale.
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Le débat avait
été lancé en avril dernier lors de l'examen en première lecture
par le député RPR Thierry Mariani. L'élu de droite du Vaucluse avait
fait adopter un amendement prévoyant la saisie du matériel de sonorisation
en cas de "danger pour la tranquillité des riverains". Ce texte
avait été approuvé par l'ensemble du groupe socialiste. "Ce n'est
pas parce qu'on légifère sur quelque chose de hors-la-loi qu'on
est antijeunes et liberticide", a déclaré René Mangin, député socialiste
de Meurthe-et-Moselle.
Devant le Sénat,
le ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant s'est déclaré par la
suite "favorable à l'adoption de mesures permettant de poursuivre
les organisateurs". Ni autorisées, ni vraiment interdites, les "free
parties" profitaient d'un vide juridique.
Pour en savoir
plus : Ecstasy
: une drogue dangereuse, même si elle est testée
(Le Quotidien du médecin)
En
plein été, un étudiant nantais laisse sa vie
dans une "free partie"organisée à l'occasion
d'un festival techno.


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