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Les rave-parties dans le collimateur

Un amendement, approuvé par l'ensemble des députés, prévoit un strict contrôle juridique des raves.


AFP 24/05/2001

Le gouvernement a décidé de s'attaquer au problème de ces fêtes clandestines et gratuites, qui rassemblent des milliers de jeunes autour de la musique techno, à l'occasion de l'examen par le Parlement du projet de loi sur la sécurité quotidienne.

Un amendement du gouvernement prévoit un strict contrôle juridique des "raves", qui devront faire l'objet d'une déclaration préalable auprès du préfet. En cas d'infraction, le matériel pourra être confisqué et les organisateurs seront passibles d'une peine de six mois d'emprisonnement et d'une amende de 49.000 francs.

Le vote définitif du projet de loi, qui sera examiné le 29 mai par le Sénat, n'aura lieu qu'après une deuxième lecture à l'Assemblée nationale.

 

Le débat avait été lancé en avril dernier lors de l'examen en première lecture par le député RPR Thierry Mariani. L'élu de droite du Vaucluse avait fait adopter un amendement prévoyant la saisie du matériel de sonorisation en cas de "danger pour la tranquillité des riverains". Ce texte avait été approuvé par l'ensemble du groupe socialiste. "Ce n'est pas parce qu'on légifère sur quelque chose de hors-la-loi qu'on est antijeunes et liberticide", a déclaré René Mangin, député socialiste de Meurthe-et-Moselle.

Devant le Sénat, le ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant s'est déclaré par la suite "favorable à l'adoption de mesures permettant de poursuivre les organisateurs". Ni autorisées, ni vraiment interdites, les "free parties" profitaient d'un vide juridique.

Pour en savoir plus : Ecstasy : une drogue dangereuse, même si elle est testée (Le Quotidien du médecin)

En plein été, un étudiant nantais laisse sa vie dans une "free partie"organisée à l'occasion d'un festival techno.



 

 

 

 
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