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''Face aux
drogues, plus les parents, les aînés et les éducateurs sont attentifs,
plus les risques de consommation des jeunes sont limités'': partant
de ce principe, la Mission interministérielle de lutte contre la
drogue (MILDT) et le Comité français d'éducation pour la santé (CFES)
ont lancé mardi 19 juin une nouvelle de campagne de prévention tournée
cette fois vers les adultes.
Ce dispositif
fait suite à celui de l'an 2000, qui visait à mettre à la disposition
du grand public des informations ''scientifiquement validées'' afin
de ''construire une culture commune sur les questions des usages
de substances psychoactives''.
Le livret ''Drogues:
Savoir plus, risquer moins'', aujourd'hui publié par les éditions
du Seuil, avait alors été diffusé à près de quatre millions d'exemplaires,
notamment dans le milieu associatif.
La campagne
2001 entend valoriser l'action des adultes dans la lutte contre
la toxicomanie. ''Au-delà d'un dialogue établi entre jeunes et adultes,
il est nécessaire de conforter les parents dans leur rôle en leur
proposant des éléments de connaissance fiables et nécessaires pour
construire un discours utile et préventif'', explique-t-on à la
MILDT.
Concrètement,
quatre annonces seront visibles jusqu'à la fin août dans une presse
''ciblée'', avec pour thèmes l'alcool, le cannabis, l'ecstasy et
la polyconsommation. Chacune sera accompagnée de chiffres clés sur
la toxicomanie des jeunes:
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près d'un sur
deux a expérimenté les trois produits; près d'un sur cinq déclare
avoir fumé un joint au moins dix fois dans l'année; un 15-19 sur
trois affirme avoir été ivre dans l'année; 7% des garçons de 19
ans disent avoir déjà essayé de l'ecstasy.
Ces annonces
doivent ''conduire tout adulte à s'interroger sur la consommation
des plus jeunes'', souligne la MIDLT. Pour cela, elles présentent
volontairement des situations de la vie quotidienne et commentent
le risque encouru pour chaque famille de produits psychoactifs.
Qu'il s'agisse
d'alcool (''A 17 ans, quand il passe la nuit dehors, vous vous demandez
si elle était blonde ou brune. Il aime peut-être les deux''), d'ecstasy
(''Vous croyez que plus ils grandissent, plus il est difficile de
leur faire gober n'importe quoi''), de cannabis (''A 17 ans, s'il
s'isole, vous pensez qu'il veut garder un jardin secret'') ou de
polyconsommation (''A 17 ans, vous dites qu'il a toute la vie pour
tout découvrir. Il se dit qu'il a toute la nuit'').
Pour aider les
parents à dialoguer avec leurs enfants, les pouvoirs publics proposent
le 113, numéro vert anonyme et gratuit baptisé ''Drogues, Alcool,
Tabac Info Service'', et un site d'information sur Internet: www.drogues.gouv.fr.
Quant à ''Savoir plus, risquer moins'', il reste disponible en librairie.
A lire :
Une campagne en question
- Mai 2000


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