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Reportages au cœur des rave parties

L'argent de la drogue finance les rave-parties. L'ecstasy se vent à la criée.


Le Monde, Paris-Match, Le Parisien, Le Figaro, juillet 2001

Le 17 juillet, un reportage du Monde sur le Teknival de l'Aveyron avec 10 000 personnes réunies "pour célébrer la techno", rapporte que parmi les participants beaucoup ont consommé des drogues et que "tous les 100 mètres de jeunes dealers proposent leurs "taz" : des pilules d'ecstasy, censées permettre aux "teufeurs" de tenir toute la nuit. "Fais gaffe, je vois aucune trace d'amphétamines et je trouve que ça réagit bizarrement", prévient un bénévole de Médecins (MDM), assis sous une tente, une pipette entre les doigts. Il teste la pilule d'ecstasy, cachet de couleur jaune qu'un raveur lui apporte…

Après son voyage "au pays des rave", Paris-Match raconte dans son édition du 19 juillet : "parmi les participants, beaucoup prennent des drogues. Taz, ballons, coke, speed, kétamine se vendent à la criée, à peine à 2 mètres de là, voire sous les yeux de Nicole, la testeuse du Tipi (association de réduction des risques). Des dizaines de raveurs s'agglutinent, lui tendent des pilules (50 à 100 francs l'unité) : "Balances vertes, Arobases, Marilyn Monroe, Euros gris..."

Autant de noms pour désigner la même chose: l'ecstasy. (…) L'air un peu perdu dans son sweat Adidas à capuche, Audrey ne trouve rien à redire dans la consommation de drogues: "Ça permet de tenir physiquement, d'être perché et puis ça embellit le paysage."

 

 

"Derrière les raves partys l'argent de la drogue" titre de son côté le Parisien du 21 juillet.

Le journal affirme en sous titre que "si les premiers rassemblements étaient improvisés (.. .) ceux qui attirent aujourd'hui plusieurs milliers de jeunes sont très organisés". "Ils favorisent un commerce incontrôlé notamment celui de la drogue". Suivent deux pages sur " l'économie souterraine des raves partys ".

Selon le quotidien "les dealers toujours présents souvent agressifs (…) ne sont souvent que des hommes de terrain de réseaux bien organisé". Thierry Colombié chercheur au CNRS explique dans un encart que " le trafic auparavant artisanal s'est professionnalisé " et que " des bandes de dealers des cités sont arrivés dans les fêtes ".

Le Figaro du lundi 23 juillet consacre un reportage "au cœur de la rave géante" qui s'est finalement tenue à Paule dans les Côtes d'Armor avec environ 30 000 personnes. Le journal y a vu des raveurs, dont " beaucoup sont sous l'emprise d'une drogue dure " mais aussi des vendeurs qui "susurrent " taz, taz, qui veut de la taz" (ecstasy) tous les trois mètres, comme s'ils vendaient de la barbe à papa ".

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