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La loi interdit
toute consommation de stupéfiants (cannabis, cocaïne, ecstasy, héroïne,
etc.) et prévoit pour ce délit une peine maximum d'un an de prison
et une amende de 25 000 francs.
Pour elle, l'usager
de drogue est à la fois un délinquant et un malade. Les procureurs
ont cependant la faculté de poursuivre ou non les infractions en
fonction de leur gravité.
En 1999, 91,6%
des usagers interpellés n'ont pas été condamnés par un tribunal,
selon la Mild (Mission interministérielle de lutte contre la drogue).
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Depuis deux
ans, les parquets ont l'instruction d'éviter l'incarcération, quelle
que soit la drogue consommée, et de favoriser les solutions sociales.
Malgré les sorties de son ministre délégué à la Santé, décidément
beaucoup plus affirmé depuis son retour au gouvernement que lorsqu'il
épaulait Martine Aubry, Lionel Jospin est, lui, toujours resté en
retrait sur ce dossier, n'ayant pas jugé opportun de réformer cette
fameuse loi de 1970 sur les stupéfiants. Car ce dossier, comme par
exemple celui des rave-parties, est loin de faire l'unanimité. Et
un débat public sur le thème, en pleine crise sur l'insécurité,
ne pourrait que raviver tout à la fois la critique de l'opposition
et les dissensions de la majorité.
A lire :
Rave mortelle


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