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En France, la loi sur les stupéfiants n'est plus appliquée

Les usagers de drogues interpellés ne sont pas condamnés


Le Figaro 11 septembre 2001

La loi interdit toute consommation de stupéfiants (cannabis, cocaïne, ecstasy, héroïne, etc.) et prévoit pour ce délit une peine maximum d'un an de prison et une amende de 25 000 francs.

Pour elle, l'usager de drogue est à la fois un délinquant et un malade. Les procureurs ont cependant la faculté de poursuivre ou non les infractions en fonction de leur gravité.

En 1999, 91,6% des usagers interpellés n'ont pas été condamnés par un tribunal, selon la Mild (Mission interministérielle de lutte contre la drogue).

Depuis deux ans, les parquets ont l'instruction d'éviter l'incarcération, quelle que soit la drogue consommée, et de favoriser les solutions sociales. Malgré les sorties de son ministre délégué à la Santé, décidément beaucoup plus affirmé depuis son retour au gouvernement que lorsqu'il épaulait Martine Aubry, Lionel Jospin est, lui, toujours resté en retrait sur ce dossier, n'ayant pas jugé opportun de réformer cette fameuse loi de 1970 sur les stupéfiants. Car ce dossier, comme par exemple celui des rave-parties, est loin de faire l'unanimité. Et un débat public sur le thème, en pleine crise sur l'insécurité, ne pourrait que raviver tout à la fois la critique de l'opposition et les dissensions de la majorité.

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