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Aujourd'hui,
le verdict scientifique est sans appel : l'usage de la drogue illégale
(cocaïne, opiacés et cannabis) altère de façon persistante les mécanismes
moléculaires du cerveau qui contrôlent la mémoire, la coordination,
les émotions et le jugement. Il est prouvé que les déviations de
la pensée et du sentiment causées par des quantités infimes de drogue
(quelques milligrammes) sont associées à des altérations persistantes
de la biochimie du cerveau.
Le sujet dépendant
de la drogue perd sa capacité de s'en priver : son cerveau est si
fondamentalement déréglé qu'il a perdu son libre arbitre vis-à-vis
de la drogue. La perte de la liberté individuelle est la conséquence
de la désastreuse de la dépendance de la drogue, spécialement dans
une société dont la vocation est de défendre des libertés. Un sujet
dépendant de la drogue ne peut pas être considéré comme un sujet
libre, dégagé de toute contrainte. Il est devenu la victime pathétique
d'une société qui tolère et même préconise l'usage de substances
qui altèrent la biochimie et la signalisation du cerveau, entraînant
une déviation de la conscience et interdisant l'exercice de la liberté
de choisir et d'agir.
La nicotine
crée une dépendance aussi profonde que celle des drogues illicites,
mais elle n'altère pas l'informatique cérébrale qui permet l'exercice
des fonctions intellectuelles et affectives de la vie personnelle
et sociale. Pour ce qui est de la consommation de l'alcool, il faut
deux ou trois mille fois plus d'alcool que de cannabis (des dizaines
de grammes au lieu de milligrammes), pour produire les mêmes effets
délétères sur la fonction cérébrale.
En Europe
comme aux États-Unis, la consommation de cannabis est banalisée
et ses effets toxiques ignorés
De nombreuses études expérimentales et cliniques ont démontré
que la drogue altère les étapes de la fonction de reproduction,
toutes programmées par le cerveau. C'est ainsi que la drogue, en
particulier le cannabis, altère les gamètes ou cellules geminales
de l'homme et de la femme, faisant courir un risque aux générations
à venir, avant qu'elles ne soient conçues.
L'effet nocif
de la drogue sur le développement foetal a été largement documenté
dans des études faites aux États-Unis, en Angleterre et en Suède,
au cours des dernières décennies (1). Toutefois, les recherches
dans ce domaine ont été négligées en France et en Europe par les
organismes de santé publique. Dans leur ensemble, les médecins du
monde occidental, excepté dans les pays scandinaves, n'ont pas mentionné
les études scientifiques démontrant les effets nocifs de la drogue
sur la biochimie et l'informatique cérébrale, aussi bien que sur
la fonction de reproduction. Cette attitude tolérante des médias
est particulièrement nette en ce qui concerne le cannabis, considéré
comme une " drogue douce " dont en envisage la vente libre.
Aux Étas-Unis,
seuls The Wall Street Journal et le Reader's Digest ont adopté une
attitude réservée. En France, seul Le Figaro a rapporté dans sa
tribune libre la plupart des données scientifiques établissant la
nocivité de la drogue dite " douce ".
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Les protagonistes
américains et européens de la légalistion du cannabis ont déclaré
que, non seulement il s'agit d'une drogue sans danger réel pour
la santé, mais ils ont également prétendu que le cannabis et son
ingrédient principal, le THC, est une médication aux applications
thérapeuthiques uniques et importantes.
Les promotteurs
du cannabis médical - comme le milliardaire George Soros - ont pu
financer des campagnes d'opinion, avec l'appui des médias. Ces campagnes
ont abouti à l'adoption d'une nouvelle législation permettant l'usage
médical du cannabis en Californie et dans six autres États américains.
Pour citer le journaliste A. M. Rosenthal, du New York Times : "
Dans le climat actuel d'acceptation de la drogue, avec deux millions
de dollars, il est possible de convaincre le epuple américain d'accepter
une contrevérité scientifique : la valeur thérapeutique du cannabis,
avec pour objectif de légaliser cette drogue.
En même temps,
le message de son manque de nocivité a été transmis au public, qui
s'est laissé duper par cette propagande habile. " C'est ainsi que
l'on pourrait résumer, dans son ensemble l'attitude du public européen.
En France, le chef de l'État est opposé à la légalisation mais le
gouvernement est partagé sur la question Les pays européens, à l'exception
des pays scandinaves, ont suivi dans leur ensemble la nouvelle tendance
médiatique américaine. Certains pays, comme la Hollande et la Suisse
ont déjà, de fait, légalisé le cannabis et son usage est également
toléré en Allemagne, en Espagne et en Italie.
En France,
le chef de l'État est opposé à toute légalisation, bien que le gouvernement
soit partagé sur cette question
Mais la consommation de cette drogue dans le pays, en particulier
parmi les jeunes, est banalisée et ses effets toxiques sont ignorés.
Cette tendance prévaut également dans l'Union européenne élargie
et en Russie. Seuls les Scandinaves, Suédois, Norvégiens et Finlandais
maintiennent l'interdiction (ces pays ont la criminalité la plus
faible de toute l'Europe). Les États-Unis,, qui mènent l'alliance
occidentale depuis les soixante dernières années, sont devenus la
puissance politique mondiale. Mais ils sont en train de perdre,
avec l'Europe, la guerre contre la drogue. Une guerre qu'ils avaient
eux- mêmes il y a cent ans sous l'impulsion du président Théodore
Roosevelt.
Mais cette guerre
contre la drogue devra se poursuivre pour préserver la liberté de
l'homme et de sa descendance. Cette lutte pour l'avenir de l'humanité
sera menée par les pays du Sud-Est asiatique, à cause de la démission
de l'Occident. La Chine, qui avait gagné la guerre contre l'opium,
avec l'appui des États-Unis, pendant la première partie du siècle,
maintient aujourd'hui son interdiction contre le poison de l'esprit
(2), qui avait érodé la société chinoise il y a cent ans. Au cours
du XXIe siècle, la Chine devra réaffirmer son refus culturel traditionnel
de la drogue qui, pour citer un disciple de Confucius, " déséquilibre
l'esprit, à qui il fait voir des démons ".
Dans cette épisode
de la guerre contre la drogue, la Chine aura l'appui de Taïwan,
du Japon et de la Corée, puisque ces pays ont refusé la démission
occidentale et son acceptation sociale de la drogue. La France devrait
être la première grande puissance à se joindre à cette nouvelle
croisade, qui fait partie de la lutte incessante pour la sauvegarde
de l'homme.


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