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Quels sont les
dangers des drogues de synthèses ?
Les recherches
menées sur ce sujet sont si peu nombreuses qu'il est souvent
difficile de répondre avec précision à cette
question, objet de polémiques. "Il existe une diabolisation
des drogues de synthèse, relayée par les médias",
estime le docteur Sueur, de Médecins du monde. "La
morale n'autorise pas à discuter librement des rées
effets de ces drogues. On oublie notamment de parler de leurs conséquences
positives."
Comme l'explique
Jean-Pol Tassin, du laboratoire de neuropharmacologie au Collège
de France, "il faut distinguer deux types de dépendances,
physique et psychique. La première est caractéristique
des opiacés, alcool et tabac. Le sevrage induit un état
physique particulier, manque auquel le sujet cherche à échapper
par la reprise convulsive du produit." La dépendance
psychique se définit comme le manque lié à
la présence dans l'environnement de signaux rappelant l'existence
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d'un produit
dont on pourrait profiter.
Par exemple,
le crack et les amphétamines créent des dépendances
psychiques.L'ecstasy
n'entraîne que très peu de dépendance, mais
se caractériserait par sa toxicité. "C'est
une particularité de l'ecstasy d'entraîner une dégénérescence
des neurones, comme l'ont prouvé des expériences chez
l'animal. Pour l'homme, une seule étude a été
réalisé aux Etats-Unis. Le cerveau de 14 individus
ayant consommé de l'ecstasy durant un mois à deux
ans aété observé par une caméra à
positons, montrant une atteinte neuronale. on estime que ces neurones
peuvent repousser (réversibilité physique), mais on
ne sait rien de leur potentiel de réversibilité fonctionnelle
: vont-ils repousser correctement ? Ce qui n'a pas été
démontré, c'est la relation entre cettse dégénérescence
neuronale et les troubles psychiques ou psychiatriques. La prise
de crack, en revanche, a moins d'effet sur les neurones, mais la
dépendance psychique qu'il entraîne peut gâcher
une vie."


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