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SOMMAIRE
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sur :
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PHENCYCLIDINE
PSILOCYBINE
STEROIDES
ANABOLISANTS
GLOSSAIRE
GENERAL
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STEROIDES
ANABOLISANTS
I Produits,
origines, propriétés générales
Les stéroïdes
anabolisants sont des molécules d'origines synthétiques dont la
structure est voisine de celle d'une hormone mâle : la testostérone.
La testostérone joue deux rôles dans l'organisme : elle provoque
l'apparition et le maintien des caractères sexuels masculins secondaires,
(effet androgène) (pilosité, pomme d'Adam, etc...) et elle accélère
la croissance de la masse musculaire (effet anabolisant). Berthold
en 1849 a découvert les bases hormonales permettant l'établissement
des caractères sexuels masculins.
Le nom complet
de ces substances synthétiques devrait donc être : Stéroïdes androgènes
anabolisants. Comme la testostérone, elles possèdent les deux propriétés
androgènes et anabolisantes.
Ces produits
sont en général d'origine pharmaceutique, et la liste des produits
disponibles est longue .... Ils devraient, être employés dans des
indications médicales strictes, mais sont détournés de leur usage
par des sportifs dans un but de dopage. Certains stéroïdes anabolisants
sont fabriqués par des laboratoires clandestins situés dans divers
pays, ils sont importés illégalement sur les lieux d'utilisation,
et parfois les produits vendus comme stéroïdes anabolisants sont
en fait des contrefaçons dont l'utilisation peut se révéler dangereuse.
Ils sont proposés sous formes de comprimés ingérables ou de solutions
injectables.
Leurs propriétés
générales et secondaires sont parfaitement connues et leur usage
est facile à détecter.
II Historique
Suite à la
découverte de Berthold, un composé extrait d'urine humaine, l'androstérone,
fut isolé à Gottingen en 1930. Quelques années plus tard la molécule
appelée désormais testostérone, fut obtenue pure à partir de testicules
de taureaux. Dans les années 1940, des chercheurs synthétisèrent
la testostérone et on essaya dès lors de séparer les effets anabolisants
des effets androgènes. D'autre part, la testostérone ingérée par
voie orale se montrant peu active, ce problème fut également résolu
par la chimie.
Toutefois, aucun
agent de cette classe ne possède une activité anabolisante stricte,
des effets androgènes sont toujours présents. Les premières préparations
furent disponibles au début de la dernière guerre mondiale, et depuis
les années 1960, nombres spécialités sont proposées (1).
Leur usage est
restreint à la pratique médicale dans certains pays et ils figurent
sur la liste des substances dopantes interdites par le Comité International
Olympique, (CIO).
III Propriétés
physiopharmacologiques
Comme la testostérone,
la plupart des stéroïdes anabolisants exerce deux effets : androgène
et anabolisant.
Rappelons que
la testostérone pénètre dans les cellules et exerce son action directement
au niveau du noyau cellulaire, en agissant sur la transcription
de l'ADN . La testostérone est largement métabolisée par le foie,
ce qui explique sa faible activité lorsqu'elle est administrée par
voie orale.
Sa demi-vie
est mal connue et la littérature donne des valeurs de 10 à 100 minutes.
En dehors des
effets permettant l'augmentation de la masse musculaire, les anabolisants
ont des effets anticataboliques qui inactivent les effets des glucocorticoïdes
secrétés lors de stress. Ces produits augmentent l'agressivité,
diminuent l'impression de fatigue, mais provoquent l'apparition
de caractères sexuels masculins chez les femmes.
Lors des dosages
et détections, le rapport du taux de testostérone au taux d'épitestostérone
secrété dans l'urine est déterminé. Ce taux de 2:1 chez le sujet
mâle sain, est toléré à 6:1 par le CIO.
Les indications
thérapeutiques sont : chez les hommes, traitement de substitution
en cas de perte testiculaire ; chez les femmes, dans les métastases
de certains cancers du sein avec atteinte osseuse ; chez les jeunes
sujets, à la suite de chirurgie ou dans des conditions où les atteintes
musculaires sont étendues . Dans certains cas d'angiodème héréditaire
le Stanazol peut être utilisé. On utilise également ces substances
pour traiter certaines anémies et problèmes osseux et chez les femmes
certains troubles de la ménopause.
IV Toxicologie
et effets adverses
Les sportifs
utilisent des doses d'anabolisants qui sont au minimum de 10 à 30
fois supérieures aux doses thérapeutiques et jusqu'à 1000 fois supérieures.
Les effets recherchés sont : croissance de la masse musculaire,
endurance, augmentation de l'agressivité.
A ces doses,
des effets secondaires très importants et des effets toxiques surviennent
:
- sur le système
cardiovasculaire : thromboses, hyperagrégations plaquettaires,
infarctus, hypertension, arrythmie (2, 3 ,4).
- sur le foie
: hépatites, tumeur maligne, tumeur bégnigne (péliose), jaunisse,
trouble du métabolisme (5, 6,7).
- sur le système
nerveux : thromboses cérébrales, syndromes psychiatriques et psychoses,
épisodes maniaques, illusions paranoïaques, paniques, idées suicidaires,
hallucinations auditives, hyperactivité (8,9).
- sur les tissus
musculaires et osseux, particulièrement au niveau des tendons
(10), une réduction du nombre de capillaires par unité de volume
est observée dans les muscles, avec quelquefois une dégénérescence
de la fibre musculaire (11).
- chez les
hommes : atrophie testiculaire, infertilité, baisse de la production
de spermatozoïdes, calvitie, développement de la poitrine (gynécomastie),
impuissance, tumeur testiculaire, tumeur de la prostate.
- chez les
femmes : pilosité (particulièrement faciale), perturbation du
cycle menstruel, augmentation de la taille du clitoris, changement
du timbre de la voix, calvitie.
- chez les
adolescents : perturbation de la croissance (arrêt) et changements
pubertaires accélérés.
Enfin, des
répercussions rénales (tumeurs) des oedèmes des extrémités, douleurs
et hémorrhagies digestives, l'apparition d'acné sont également décrits
(12)
La question
de la dépendance à ces substances est posée et reste sans réponse
claire.
V Considérations
générales
L'abus des stéroïdes
anabolisants dans les milieux sportifs et certains sports en particulier
(musculation, salles de gymnastique) est très répandu bien qu'interdit.
Toutefois, le gain réel en terme de compétitivité procuré par ces
substances n'a jamais été clairement démontré de façon sûre, bien
que certaines études tendent à le prouver. Que peut faire un muscle
hypertrophié dont l'apport en oxygène et en nutriments est freiné
par la baisse de l'irrigation sanguine (baisse de la densité des
capillaires) ?
Les sportifs
emploient des produits que les médecins jugent dangereux à des doses
100 fois moins élevées et ce, au détriment de leur santé, avec des
risques élevés de cancers ou autres affections invalidantes. Les
contrôles peuvent dans une certaine mesure freiner leur usage au
voisinage des compétitions, mais les contrôles inopinés hors compétition,
ont par le passé, apporté leur lot de sujets testés positivement.
Pour toute observation
ou question concernant ce texte ou les stéroïdes anabolisants, envoyez
un message électronique à l’adresse suivante : toxidop@ibt.univ-angers.fr
VI Conclusion
La consommation
des stéroïdes annabolisants à très fortes doses est devenue une
pratique courante dans certains pays et certains milieux sportifs.
Peu de décès sont à déplorer, mais des séquelles graves ou handicapantes
sont courantes, bouleversant la vie des athlètes et consommateurs
occasionnels. Malheureusement, nous manquons de données et de recul
sur l'utilisation à fortes doses des stéroïdes anabolisants mais
les conséquences en sont à priori effrayantes.
R. TROUVÉ
VII
Bibliographie
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