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SOMMAIRE
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PSILOCYBINE
STEROIDES
ANABOLISANTS
GLOSSAIRE
GENERAL
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ERYTHROPOÉTINE
- I Produits,
origines, propriétés générales
- II Propriétés
physiopharmacologiques
- III Toxicologie
et effets adverses
- IV Considérations
générales
- V Conclusion
- VI Bibliographie
I Produits,
origines, propriétés générales
L'Erythropoïétine
est une hormone (protéine) naturelle qui reçut cette appellation
en 1948 (1). Elle régit l'érythropoiëse, c'est-à-dire la production
des érythrocytes (ou globules rouges) par la moelle. Le gène codant
est situé au niveau du chromosome 7. Elle est synthétisée sous forme
d'une chaine de 193 acides aminés mais est secrétée sous forme active
de 165 acides aminés. Son poids moléculaire mesuré est d'environ
30 000 daltons ; sa structure comporte environ 40% de carbohydrates,
et est composée de 4 hélices parallèles reliées entre elles par
des anses peptidiques.
L'érythropoïétine
est produite au niveau du rein (2, 3), ainsi que dans une moindre
mesure au niveau du foie. Sa secrétion est corrélée à la pression
partielle en oxygène au niveau des cellules secrétrices et donc
indirectement à l'hématocrite. Toutefois, ce n'est pas le nombre
d'érythrocytes qui régule cette secrétion mais plutôt la quantité
d'oxygène disponible. Le taux d'érythrocytes circulant est compris
entre 6 et 32 m U/ml (1 à 7 pmol/l) et augmente dans les deux heures
qui suivent une hypoxie (baisse de la quantité d'oxygène disponible).
La fixation de l'érythropoïétine sur les récepteurs membranaires
de ses cellules cibles (CFU-E) déclenche la synthèse d'hémoglobine,
protéine liant l'oxygène dans les globules rouges (4,5,6).
Un certain
nombre de pathologies nécessitent l'administration d'érythropoïétine
aux patients qui en souffrent, particulièrement les patients ayant
des déficiences rénales et soumis de ce fait à des dialyses (épuration
sanguine artificielle) (7).
Une érythropoïétine
obtenue par biotechnologie (recombinante, génie génétique ; le gène
de l'érythropoïétine a été introduit dans des cellules de mammifères
qui en secrétent de grandes quantités) est désormais disponible
et permet la prise en charge régulière de ces patients (8, 9).
Malheureusement,
cette érythropoïétine si utile aux dialysés, est détournée de son
utilisation normale à des fins de dopage, par des athlètes soucieux
d'augmenter le nombre de leurs globules rouges circulant.
Si cette "manoeuvre"
peut se révéler d'une certaine utilité en altitude, dans d'autres
conditions (au niveau de la mer) les avantages procurés par ces
traitements peuvent être douteux. En effet, la viscosité sanguine
augmentant avec l'hématocrite, le débit circulatoire diminue et
en conséquence le transport de l'oxygène. Des travaux déjà anciens
ont montré qu'au delà de 42 à 45% d'hématocrite, le transport de
l'oxygène devenait défavorable malgré l'augmentation du nombre de
globules rouges et donc de la capacité de transport théorique de
l'oxygène.
II Propriétés
physiopharmacologiques
Les études qui
ont été réalisées sur les propriétés biologiques, pharmacologiques
et toxicologiques de l'érythropoïétine n'ont pas montré, à des doses
pourtant élevées, d'activités particulières susceptibles de laisser
prévoir des effets secondaires défavorables. Seule son activité
érythropoïétique a été confirmée. En clinique humaine une relation
effet-dose a été mise en évidence. Il est à souligner que l'injection
d’une molécule légèrement différente (d'origine biotechnologique)
de la molécule naturelle peut toujours mener à une immunisation
par production d'anticorps dirigés vers la molécule "étrangère"
(exogène). Aucun cas n'a à ce jour été décrit avec l'érythropoïétine
recombinante (10, 11).
La demi-vie
de l'érythropoïétine administrée par voie intraveineuse est d'environ
5h chez l'insuffisant rénal. Des doses répétées de 10 à 20 UI/kg
ne font qu'entretenir la concentration circulante, il faut utiliser
des doses de l'ordre de 100 UI/kg pour voir cette concentration
augmenter dans le temps (12).
A noter que
l'injection sous cutanée donne une demi-vie de l'ordre de 28 heures.
L'élimination de l'érythropoïétine est faible par voie rénale chez
le sujet sain et son élimination fait donc appel à des mécanismes
extrarénaux (13).
III Propriétés
toxicologiques
Si l'érythropoïétine
aide à corriger certains grands désordres chez l'insuffisant rénal,
ou chez le cancéreux, il est également à noter que les effets secondaires
décrits sont de l'ordre de 140 à 150 pour 10 000 patients-années.
Ces effets sont des atteintes du système cardiovasculaire, du système
vasculaire et du système nerveux central. L'hypertension artérielle
est courante, ainsi que les encéphalopathies (14).
D'autre part,
des thromboses vasculaires (obstruction de vaisseaux) ont été décrites.
Des accidents vasculaires cérébraux peuvent survenir. Un certain
nombre d'atteintes du système nerveux central peuvent se produire,
dont principalement des convulsions, et des comas entrainant parfois
des décès. Quelques syndromes de types grippaux ou allergiques sont
également rapportés, mais sans conséquence importante (15, 16, 17).
IV Considérations
générales
Evidemment chez
le sportif utilisant l'erythropoïétine d'autres manifestations toxiques
peuvent survenir comme des infarctus du myocarde ou des embolies
pulmonaires graves. Il peut être tentant d'utiliser des anticoagulants
comme l'aspirine ou des héparines pour contrebalancer les effets
négatifs dus à l'hyperviscosité liée à l'augmentation du nombre
de globules rouges. Malheureusement il est connu depuis longtemps
que l'anticoagulation et l'hyperviscosité sont des notions peu liées
en clinique et que le seul résultat (négatif) obtenu par l'administration
conjointe d'érythropoïétine et d'anticoagulants est l'amplification
des accidents vasculaires hémorragiques, accidents fréquents chez
les sportifs à la suite de traumatismes et de chocs.
Pour toute
observation ou question concernant ce texte ou l'érythropoïétine,
envoyez un message électronique à l’adresse suivante : toxidop@ibt.univ-angers.fr
V Conclusion
En conclusion,
l'administration d'érythropoïétine chez les sportifs peut être considérée
une pratique dopante dont les supposés avantages sont difficiles
à démontrer si ce n'est douteux. La consommation de ces produits
expose à des accidents hypertensifs, des thromboses, des convulsions
et parfois des hémorragies lorsqu'ils sont utilisés en association
avec des anticoagulants. Le rapport bénéfice-risque est totalement
dans ce cas "en faveur " du risque. Leur usage est donc à proscrire
dans l'intérêt même de la santé des sportifs.
R. TROUVÉ
VI Bibliographie
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Erythropoietin : From physiology to clinical trials via molecular
biology. Erythropoietin : molecular, cellular and clinical biology.
p. 3-18 ; 1991.
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- Adamson
J., The erythroid response to erythropoietin. Erythropoietin :
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- Bazan J.F.,
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