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Il
ne faut que 48 heures à Bernard Kouchner pour ordonner, au nom du
principe de précaution, l'interdiction du Coca-Cola après l'apparition
de quelques cas de malaises chez des consommateurs. Le gouvernement
français, contre l'avis du comité d'experts scientifiques européens,
a décidé de maintenir l'embargo du boeuf britannique en raison des
risques qui pèsent sur la santé des Français, ne craignant pas de
provoquer une crise politique avec l'Angleterre.
Alors que chaque
année 40 000 jeunes se perdent dans la drogue et la toxicomanie
et mettent ainsi en péril leur santé, n'est-il pas légitime de réclamer
l'application du principe de précaution ?
Problème de
santé publique et d'écologie humaine, la drogue qui menace l'individu
et sa descendance, répond tout à fait aux critères d'application
de ce principe nouveau. On le voit, dès lors qu'il existe une volonté
politique forte, il est possible d'agir.
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On ne comprendrait
pas que le principe de précaution puisse s'appliquer à la vache
folle pour d'hypothétiques retombées médicales sur l'homme et que
dans le même temps rien ne soit fait pour lutter contre la drogue.
Le renoncement
politique coupable est a fortiori un motif de condamnation future.
Alors même que la haute toxicité du cannabis est reconnue, toute
dépénalisation de son usage apparaîtrait comme contraire au principe
de précaution. Par la même, on serait en droit de se retourner contre
un gouvernement imprudent.
Souvenons-nous
du drame du sang contaminé ! Avec ce site, nous voulons redonner
place à l'initiative et à l'action. Parce que nous refusons que
le débat sur les drogues soit confisqué par l'Etat et des médias
complaisants, nous vous donnons à tous la possibilité de débattre.
Raphaël
Stainville


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