ETAT DES LIEUX
Les acteurs
Les dossiers
Histoire du débat
Les enjeux
philosophiques
     
ECLAIRAGES
Abcdaire des drogues
Les drogues et les substituts
Votre enfant et la drogue
Toxicomanie et sida
Accompagner les toxicomanes
Que dit la loi ?
Toxicomanie et dopage
Tabac
     
ALLER PLUS LOIN
Plan du site
Des liens
La bibliographie
Nous écrire

 

 

Vous êtes ici : Accueil > Edito
L'EDITO
Une campagne en question

Raphaël StainvilleLe 26 avril dernier, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Midlt) lançait une vaste campagne de prévention sur les drogues. Si l'on peut se féliciter de cette initiative, on n'en est pas moins surpris de l'ambiguïté du discours. Alors que l'objet de cette campagne est de donner une information objective sur les drogues et les dépendances, on s'aperçoit, à regarder de plus prêt, que nombreuses sont les inexactitudes scientifiques et rare le souci de prévention. Il est vrai que Nicole Maestracci entend avant tout " dédramatiser " la consommation des drogues.

Sous l'intitulé " Drogues : savoir plus, risquer moins ", cette campagne d'information sur les drogues s'avère davantage une campagne de propagande pour une meilleure consommation des drogues qu'une véritable campagne de prévention. La Mildt fait miroiter la possibilité d'une toxicomanie aseptisée et son livre Drogues et dépendances se révèle un manuel de savoir vivre dans une société intoxiquée.

En fait , la Mildt poursuit une politique qui lui est chère : une politique de réduction des risques. Que faut-il entendre par là ? L'expression est simple et signifie que l'Etat renonce à combattre la drogue - " une société sans drogue, cela n'existe pas " - et préfère à ce combat la promotion d'une meilleure consommation des drogues. Aux ravers qui consomment de l'ecstasy, la Mildt conseille de boire beaucoup d'eau pour éviter les risques de déshydratation. Aux héroïnomanes, la Mildt proposera d'échanger gratuitement leurs seringues afin qu'ils ne contractent pas le sida… Autrement dit, elle condamnent les toxicomanes à une autre mort tout en se donnant bonne conscience.

Une fois de plus, les vraies questions demeurent sans réponses. Pire, elles ne sont plus posées ! Il y a dix ans, on osait dire : " la drogue, c'est de la merde ". Aujourd'hui, la merde a bon goût pourvu qu'on sache la cuisiner. Telle est la conséquence de cette dépénalisation de fait : le silence...

Raphaël Stainville


Lire aussi
- Drogue : vers une dépénalisation larvée
-
Drogue : dépénalisation en douce

 

 

 

DISCUSSION

Dominique Morin, ancien toxicomane, répond à vos questions.
ABONNEZ-VOUS