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L'unique
centre de postcure de Normandie, le Bois des loges, qui ferme parce
qu'il se montre trop " rigide " pour les toxicomanes, un ministre
de l'Education nationale qui confesse publiquement avoir fumé
du haschisch et qui se prononce pour de l'ecstasy de qualité, l'actualité,
une fois encore, est stupéfiante.
Lang de bois
Après Dominique
Voynet, voici Jack Lang, le nouveau ministre de l'Education nationale,
qui reconnaît dans France Soir avoir fumé du haschisch dans
sa jeunesse contribuant toujours davantage à banaliser l'usage de
la drogue. Mais le ministre n'en reste pas à une simple confession,
devenue banale dans les rangs de la gauche pétard. Il se prononce
également pour le contrôle par des associations de la qualité de
l'ecstasy dans les soirées " rave " : " Il ne faut pas que les
jeunes se bousillent la santé par la prise de saloperies ! Tant
qu'à prendre des drogues autant qu'elles soient testées. La santé
des jeunes est à ce prix ."
Les propos de
Jack Lang, outre qu'ils révèlent une absence totale de volonté de
lutter contre le phénomène - car plutôt que de tester les drogues,
il serait préférable de poursuivre les dealers et de faire intervenir
la police lors des soirées " techno " -, manifestent une méconnaissance
grave de la dangerosité des drogues. Une drogue reste une drogue.
Que signifie ce discours ? " Il correspond tout simplement à
un courant idéologique de libéralisation des drogues douces ",
commente dans Le Figaro, Christian Janet, président de la fédération
des parents d'élèves de l'enseignement public, la PEEP .
... et Bois
des Loges
Dans le même
temps, le seul centre de postcure de Normandie, le Bois des loges,
est menacé de fermeture par la Ddass parce que celui-ci applique
des méthodes thérapeutiques trop fermes. Les rapporteurs de la Ddass
estiment " néfaste voire dangereux d'être pris en charge dans
une telle structure ".
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Il est vrai
que d'interdire l'alcool dans un tel centre est proprement scandaleux
! Allons messieurs, un peu de sérieux. Comment voulez vous traiter
et guérir des toxicomanes si vous mettez à leur dispositions tous
les produits dont ils ont besoin pour maintenir leur dépendance
et leur souffrance ? Ce centre, fort de ses vingt années d'expérience
et de réussite sait pertinemment ce qu'il convient de faire ou de
ne pas faire pour aider un toxicomane.
Le Bois de
loges n'est ni le premier centre de postcure ni le dernier visé
par les directives de la Ddass et du gouvernement. Avant lui, la
Croisée, l'Afalt, Grande écoute ont vu leurs subventions supprimées.
A travers ces menaces de fermeture et ces fermetures bien réelles,
c'est toute la politique de soin thérapeutique qui est en jeu. Le
gouvernement est en train de bâtir des prisons chimiques et condamne,
l'air de rien, les toxicomanes à la perpétuité. La substitution
n'est pas autre chose, une camisole.
De nombreux
professionnels se sont déjà élevés contre ce qui apparaît être un
nouveau scandale, le scandale de la substitution où les intérêts
pharmaceutiques et l'intérêt - la sécurité ? - de l'Etat l'emporte
souvent sur la santé même des usagers. Il est temps que cesse la
prescription automatique du Subutex en dépit des avis contradictoires
qu'ont les professionnels sur ce produit, cette drogue. Car c'est
bien de cela qu'il s'agit, de la liberté des centres de postcure
d'entreprendre des thérapies différentes pour soigner leurs malades,
de la liberté qu'ils réclament pour leurs malades.
Raphaël
Stainville
Lire aussi
- Lang
préfère de l'ecstasy de qualité
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Pétition pour les
drogués du Bois des Loges
- le
scandale du Subutex


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