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Créée en 1998,
à l'initiative de jack Lang et sur le modèle de la Love Parade de
Berlin, la Techno Parade cette année " n'a pas joué le rôle-phare
des années précédentes ", selon le quotidien Le Monde
du 21 septembre 2000. Et le désengagement progressif des pouvoirs
publics y est pour quelques chose. En effet, les subventions accordées
ont été diminuées, le budget a été divisé par deux
et la manifestation a été privée de son concert final. Il faut se
réjouir de voir, une fois n'est pas coutume, que l'avertissement
des spécialistes de la toxicomanie a été, au moins partiellement,
entendu.
Les ravages
de l'ecstasy
La Techno Parade,
à l'instar de son modèle allemand, était devenue un gigantesque
marché de l'ecstasy. Les pouvoirs publics semblent donc de plus
en plus conscients des ravages que produit cette drogue de synthèse
dérivée des amphétamines. On ne compte plus les cas de comas, convulsions,
accidents vasculaires cérébraux et crise d'hyperthermie qui surviennent
lors de ces rendez-vous " branchés " de la musique techno ou des
milliers de petites pilules blanche ou jaunes circulent parmi les
participants. L'an dernier à Berlin, on a compté deux morts par
surdose et cet été, David, un étudiant nantais, a laissé sa vie
dans une " free partie " à Montpellier (lire le témoignage).
Le phénomène
des "raves"
On sait que
la consommation de l'ecstasy est en constante augmentation depuis
10 ans. En
France, 2 millions de cachets ont été saisis par les douanes en
1999. Or ce phénomène de mode est largement véhiculé par les raves
ou " free parties " qui pullulent autour des festivals techno et
qui s'auto-financent exclusivement par la vente d'ecstasy.
Malheureusement, ces rendez-vous sauvages sont le plus souvent tolérés
par les forces de polices qui se contentent d'observer de loin ou
de contrôler les participants à la sortie.
La "bienveillance"
de Jack Lang
Le plus grave,
dans cette affaire, c'est que le ministre de l'éducation, Jack Lang,
loin de réclamer l'interdiction des raves, a récemment affirmé avoir
"encouragé la présence d'associations dans les raves pour tester
les produits"
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et a ajouté
: " Tant qu'à prendre des drogues autant qu'elles soient testées.
La santé des jeunes est à ce prix " (lire l'article Lang
préfère de l'ecstasy de qualité).
Les parents qui ont des adolescents apprécieront.
Une drogue-piège
L'ecstasy est
une drogue-piège, tout comme le cannabis, car elle a une image positive,
festive, " cool ". De plus elle se consomme comme un simble bonbon
et porte des noms qui invitent au rêve tels que " Super Mario",
"Superman ", " Triple Five ", "Mercedes ", etc. Mais l'ecstasy
est bien plus nocive que les stupéfiants naturels, car elle est
neurotoxique, c'est-à-dire qu'elle provoque des lésions graves et
irréversibles des cellules du cerveau, pouvant conduire à
la mort violente (lire l'article du Quotidien
du médecin en pdf).
Un cannabis
"Tchernobyl"
Il ne faudrait
pas relativiser pour autant la dangerosité du cannabis. D'après
le professeur de pharmacologie Georges Lagier, " un adolescent
peut faire aujourd'hui un bad trip avec un simple joint " car
dit-il " les joints qui circulent actuellement (...) sont environ
huit fois plus concentrés (que ceux de1968) " leur teneur en
principe actif étant selon lui " ultra renforcée par une sélection
génétique des plantes. " (lire aussi Cannabis
: contrevérités dngereuses)
Halte au
jeunisme
Soyons direct,
le marketing jeune pratiqué par notre ministre de l'Education mais
aussi par bien des personnalités du monde médiatique n'a que trop
duré.
Il ne
s'agit pas de montrer du doigt un courant musical, qui a son intérêt,
et qui exprime la culture d'une génération. Il s'agit de dénoncer
la bienveillance diffuse des autorités à l'égard de l'ecstasy comme
du cannabis.
Damien
Meerman
Lire aussi
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Certains
consommateurs d'ecstasy
développent un syndrome proche
de la maladie de Parkinson...
Par le professeur Renaud Trouvé


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