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Un cannabis
de plus en plus toxique
La toxicité
du cannabis est déjà bien connue : ralentissement de l'intérêt intellectuel,
troubles de la mémoire, effets toxiques (bien supérieurs au tabac)
sur le système immunitaire et sur les fonctions respiratoires. Depuis
1976, le risque de stérilité lié à la consommation du cannabis est
parfaitement démontré.
Par ailleurs,
le THC, substance psycho-active du cannabis, est habituellement
présent dans le cannabis en proportion de 1 à 6 %. Mais des manipulations
génétiques récentes ont permis d'obtenir et de mettre sur le marché
des variétés très enrichies en THC, allant de 20 à 40 % de THC (cannabis
hollandais). Le cannabis est la drogue principale des adolescents,
c'est une drogue festive, elle est donc la drogue-piège par excellence.
L'interdit
et la transgression : faut-il lever les tabous?
Psychologiquement,
l'interdit appelle naturellement la transgression. Cela est d'autant
plus vrai dans une société de consommation qui manque cruellement
de sens et d'idéal. Or l'argument le plus répandu en faveur de la
dépénalisation consiste à dire : supprimons l'interdit pour supprimer
la tentation. Légaliser, c'est stopper la consommation comme le
trafic.
Certes, le cannabis
n'est pas encore aussi nocif que d'autres drogues. Mais si demain
le cannabis devenait légal, les adolescents iraient chercher la
limite ailleurs, plus loin, par exemple dans les nouvelles drogues
synthétiques les plus destructrices.
Le cannabis
est aujourd'hui le seul domaine ou l'adolescent éprouve la loi et
l'interdit. Or les interdits humanisent, ils sont nécessaires à
la survie de l'humanité. Lever l'interdit du cannabis, ne supprimera
pas le problème de la transgression, il ne fera que le reculer.
Si on lève le tabou du cannabis, il en surgira d'autres, bien plus
dangereux.
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La loi n'est
plus appliquée
Officiellement,
la France s'en tient à "la fermeté dans le refus de la banalisation
des drogues", comme le dit Jacques Chirac. La loi de 1970 est donc
toujours en vigueur, qui refuse de faire la différence entre drogues
dures et douces, et sanctionne consommateur et trafiquant.
Mais la réalité
ne correspond plus à cette façade. On cherche partout à dédramatiser
et à déculpabiliser. Les peines de prison prévues par la loi ne
sont plus appliquées. Le besoin systématique de s'affanchir des
tabous n'est-il pas surtout révélateur d'une mentalité perverse
et infantile ? Il est interdit d'interdire disait-on en mai 68.
Or, aujourd'hui, nos hommes politiques sont manifestement les héritiers
de cette mentatlité. C'est pourquoi, à l'approche d'échéances électorales
importantes, il faut s'attendre à voir refleurir le discours de
la dépénalisation. A droite comme à gauche, la démagogie et le jeunisme
vont faire leur grand retour.
Vigilance!
Soyons vigilants
et manifestons notre détermination : la drogue doit être combattue
sans concession et par tous les moyens. Le risque sanitaire est
trop grand pour laisser dépénaliser le cannabis et pour accepter
la complicité des pouvoirs publics avec cette drogue comme avec
toutes les drogues.
Damien
Meerman
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