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Ecstasy : le testing est un piège
Inserm, 16 juin 1998, Expertise Collective :
"Ecstasy : des données biologiques et cliniques aux contextes d'usage"
Les experts de l'Inserm souhaitent faire savoir que la MDMA ou ecstasy est un produit toxique, ils mettent en garde les acteurs de prévention et les consommateurs contre la pratique du "testing".
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Informer sur les conséquences graves que peut engendrer la consommation de mdma apparaît, aux yeux des experts, d'autant plus justifié que certains attribuent, à tort, la toxicité de l'ecstasy non pas à la mdma elle-même, mais à l'impureté des comprimés qui, selon les cas, peuvent contenir des amphétamines, des anabolisants, des analgésiques, des hallucinogènes... Ce type de raisonnement a conduit à préconiser la pratique, sur les lieux de consommation, du "testing". Cette technique, qui repose sur un test de colorations peu spécifique, présume, tout au plus, de la présence de mdma dans le comprimé. Dans le cas où le test laisse supposer que le comprimé est exclusivement constitué de mdma, le risque ne doit pas, pour autant, être écarté : la mdma est une substance toxique.
Parce qu'elle entraîne une fausse sécurité pour l'usager et une lourde responsabilité pour le "testeur", les experts mettent en garde les acteurs de prévention et les consommateurs contre la pratique du "testing".
la toxicité de l'ecstasy
L'ecstasy, en raison des propriétés pharmacologiques de la molécule mdma, est un produit toxique indépendamment de tout abus. Pour cette raison, sa réputation de substance inoffensive doit être battue en brèche auprès des usagers.
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Le groupe d'experts attire l'attention sur les conséquences graves que peut engendrer la consommation de mdma : l'analyse détaillée d'une centaine de cas d'intoxications liées à la prise d'ecstasy révèle que des complications somatiques, parfois mortelles, comme un syndrome d'hyperthermie (une élévation importante de la température corporelle) ou des hépatites, peuvent survenir aussi bien à la première prise d'un comprimé qu'à la suite de plusieurs bien tolérées. La sévérité de ces complications ne dépend ni de la quantité de mdma contenue dans le comprimé ni de la régularité de la prise. Elle pourrait, en revanche, être liée au contexte d'usage du produit : une température ambiante élevée, la déshydratation, une consommation d'autres substances psychoactives (alcool, médicaments...) sont autant de facteurs qui peuvent potentialiser les effets toxiques de la mdma. Tout aussi graves que les complications somatiques, des troubles de nature psychiatrique (psychose, dépression...) ainsi que des perturbations des fonctions cognitives (troubles de la mémoire, de l'audition...) peuvent apparaître plus ou moins longtemps après la prise d'ecstasy. Ces symptômes pourraient être mis en relation avec le risque de destruction irréversible de certains neurones.
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à voire aussi sur ce sujet |
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| Les Nouvelles drogues de la génération "rave" : Parents, que savez-vous ?
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| Alain Lallemand, Dr Pierre Schepens
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« Ecstasy » ! Lorsqu'une saisie ou un décès se produit dans une rave, les policiers, les gouvernants et les médias avancent ce mot comme une incantation... Ou une caricature de portait-robot prête à l'emploi pour retrouver le tueur présumé !
Pourtant, à l'heure où se multiplient les variétés de molécules psychoactives mises au point par les meilleurs chimistes et diffusées sur l'Internet, rares sont les consommateurs de drogues synthétiques qui pourraient mettre un nom sur le produit qu'ils ont acheté ou consommé : MDMA, vraiment ? Ou MDEA, GHB, 4-MTA, 2-CB ? A moins qu'il ne s'agisse de kétamine, de PPMA, de Rohypnol® de contrebande, de micro-doses de LSD, de Valtran ou de 1,4-butanediol...
Devant la multiplication d'une offre chimique taillée sur mesure, apte à répondre à toutes les attentes des sens, l'opacité du marché et le manque d'information continuent à favoriser les accidents, ou les comportements paniques.
Consommateurs, parents, généralistes, ont donc plus que jamais besoin d'une information simple mais complète, débarrassée de toute idéologie. Or cette information existe : recueillie aux quatre coins de l'Europe, elle est rarement diffusée. Toute vérité ne serait-elle pas bonne à dire ?
A lire de toute urgence
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