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" En choisissant d'accepter les traitements à long terme à la méthadone, la société a choisi la voie de la facilité, tant sur le plan financier que sur les plans thérapeutique et social. Choisir de mettre sous dépendance la plus grande partie de la population toxicomane, c'est se débarrasser du besoin de comprendre les raisons qui poussent cette population à la déviance. Pire, c'est officialiser et entretenir leur dépendance. L'Etat a choisi de laisser à la médecine le soin de diffuser cette drogue.
[...] Il a ainsi évité, pendant de nombreuses années, de mettre sur pied une politique en matière de toxicomanie et n'a eu, de ce fait, aucun projet financier à présenter pour un domaine qui n'était absolument pas électoraliste.
[...] Les toxicomaes reçoivent chaque jour leur dose et vont docilement au travail ou chercher une rente qui leur est beaucoup plus facilement accordée, dans la plupart des cas, parce qu'ils " font l'effort de suivre un traitement médical "... Le médecin cantonal annoncera fièrement que les " problèmes liés à la toxicomanie diminuent à Genève et le médecin privé, dont le cabinet travaille exclusivement avec
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une clientèle de toxicomanes, refuse d'avoir l'objectivité de reconnaître qu'avec la méthadone, il gagne bien sa vie...
[...] A-t-on le droit de laisser [le toxicomane] devenir cet infirme condamné " à terme non défini " à être tributaire d'un produit homologué comme " opiacé de synthèse " qui, par exemple, l'empêche de partir en vacance à l'étranger, l'oblige " à terme non défini " à uriner dans un gobelet deux fois par semaine, le condamne à " venir prendre sa dose tous les jours en présence du médecin ".
[...] On ne peut plus justifier les traitements à la méthadone dès l'instant ou la notion de dépendance physique ou psychique au " médicament " est considérée comme contraire et paradoxale à la notion de traitement de toxicomane. C'est la raison qui explique que les auteurs de textes justifiant ces " traitements " ne développent que peu ou pas du tout cette notion de dépendance peu valorisante pour une thérapie.
[...] Il est temps que nous refusions de devenir tous responsables d'un énorme trafic qui ne servirait qu'à nous donner bonne conscience sur le dos de ceux que l'on appelle trop facilement toxicos... "
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