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Ce que veulent les citoyens et les parents.
Stop-à-la-drogue, Lille, le 17 Février 2003
Lettre au premier ministre Jean-Pierre Raffarin
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Monsieur le Premier Ministre,
Permettez-nous de vous faire parvenir quelques réflexions et propositions quant à l’usage des drogues dans notre pays.
Les actions bénévoles de l’Association « Stop à la DROGUE », conjuguées avec celles de l’UDAF du Nord se concentrent depuis 5 ans sur la prévention d’usage de drogue dans les classes de 5ème, 4ème et 3ème (près de 10.000 jeunes en ont bénéficié dans la Métropole Lilloise) et auprès de leurs parents et enseignants.
Sous votre autorité et avec la collaboration du Docteur JAYLE, Président de la MILDT, une nouvelle politique préventive va se mettre en place pour 5 ans.
Si nous avons salué le vote de la loi sur la conduite automobile sous l’emprise de stupéfiants et une politique s’annonçant opposée à la dépénalisation, nous sommes interpellés par les déclarations du Docteur JAYLE(1), approuvant le bilan de l’action de l’ancienne Présidente de la MILDT, (Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la toxicomanie) prétendument riche « d’acquis importants, notamment dans le domaine de l’information du public » et dans la prévention du risque lié à l’usage.
Le projet de réforme de la loi de 1970 retient également toute notre attention : l’assouplissement de la loi ne sera t-il pas perçu par le grand public comme le signal d’une permission de se droguer ?
Notre intervention ne vise qu’à vous faire partager des réalités que nous avons vécues sur le terrain : la dégradation de la situation dans les écoles et les collèges de 1999 à 2002 témoigne d’un bilan malheureusement négatif de l’action de l’ancienne présidente de la MILDT.
Ce que veulent les citoyens et les parents :
1. Que cesse la « promotion » du cannabis et des autres stupéfiants constatée régulièrement sur 3 supports :
Supports sonores : Certaines radios n’hésitent pas à lancer des messages banalisants sur les drogues (les élèves nous citent souvent Skyrock), les CD de certains groupes de Rapp ou Reggae français leur emboitent le pas. DROGUE-INFO service « 113 » en est le point d’orgue.
Supports audio-visuels : Les chaînes TV (Canal +, FR3, la 5 et la 6) certains films français(7) ces 5 dernières années ajoutent les mêmes messages incitatifs aux discours ambiants.
Supports écrits : Les tracts dits « de prévention du risque », les livres des éditions du « Lézard », de « L’esprit frappeur » de « GEORG-Edition » liés au lobby des drogues circulent en toute impunité dans nos librairies.
La circulaire GUIGOU de 1999 complète le tableau : en demandant aux juges de ne plus poursuivre les usagers, la loi de 1970 ne peut plus être appliquée.
Face à la liberté « d’expression des médias » les parents réclament la liberté de réception, par un contrôle plus strict du C.S.A.
(7) Films « Ah si j’étais riche »
2. Que se réduise le marché du cannabis, de l’ecstasy et des autres drogues. Pour cela il faut les « démoder » : il y a eu 25 morts de jeunes par overdose durant les Raves Parties de l’été 2001.
Nous attendons l’application du « principe de précaution » dans ce domaine, au lieu et place de l’annonce d’une techno-parade à PARIS en 2003 autorisée par Monsieur SARKOZY (qui par ailleurs mène une politique très appréciée des familles françaises) ; nous souhaitons également une grande campagne préventive « démodant » l’usage de drogues, en collaboration avec des jeunes non consommateurs et ex-consommateurs.
3. « S’il est difficile de mesurer l’exacte responsabilité des hommes politiques de l’époque dans les éventuelles dépendances à la drogue acquises par de jeunes fumeurs, il est probable qu’en mettant en avant un message de tolérance et de compréhension, ces responsables ont fait courir
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des risques sanitaires supplémentaires à des consommateurs désinformés. Pourquoi n’en seraient-ils pas comptables ? »(8)
De nombreuses victimes et parents de victimes risquent de réclamer maintenant réparation : le gouvernement peut-il, dans ces conditions, prolonger l’ancienne politique de la MILDT ?
NOS PROPOSITIONS
A travers les interventions scolaires de prévention d’usage :
- Développer l’esprit critique des jeunes, leur permettant de mieux analyser les messages médiatiques auxquels il sont soumis (chansons, TV, radio, magazines),
- Développer des références s’appuyant sur leurs valeurs (respect de soi et des autres, éducation à la santé et à la citoyenneté, charte pour un XXIème Siècle libéré des drogues « UNESCO 1998 »),
- Elaborer des actions préventives auprès des parents afin qu’ils restaurent la communication avec leurs enfants et développent des arguments en faveur des comportements d’abstinence,
- Renforcer les actions auprès des enseignants qui ont également un rôle préventif important,
- Développer les actions préventives par « les pairs » dont les modalités restent à déterminer après une réflexion approfondie,
(8) Le Figaro-Madame – 18 Janvier 2003
- Développer les actions préventives dans les collèges dès la classe de 6ème pour le tabac, 5ème pour l’alcool, 4ème pour les drogues illicites avec pour objectifs : montrer « l’arnaque », les aider à trouver les arguments pour dire non à une offre de drogues.
Sur un plan général, une démarche en direction des politiques et des organes de contrôle (MILDT, Ministère de la Santé, C.S.A : Conseil Supérieur de l’Audiovisuel…).
Elle consisterait à suggérer :
- Dans le domaine de la musique Rap et Reggae où les célébrités jouent le rôle de modèles pour les jeunes, de s’assurer du soutien de vedettes non toxicomanes, qui se mobiliseraient pour contribuer au développement d’une culture musicale sans référentiel de drogue,
- Dans le domaine de la TV et des journaux, le développement de campagnes préventives, avec le concours des jeunes, visant à divulguer des informations correctes sur les effets du cannabis, plutôt que la diffusion d’émissions en faveur de la dépénalisation-légalisation,
- Dans le domaine des tracts préventifs, éliminer tous ceux qui sont incitatifs,
- Dans le domaine de la radio, élaborer des codes de conduite destinés à limiter les déclarations ou les interviews irresponsables,
- S’interroger sur l’équipe entourant le Docteur JAYLE (les collaborateurs sont-ils différents de ceux mis en place par le Docteur KOUCHNER ?),
- Maintenir l’infraction pénale de l’article L 3424-4 du Code de la Santé qui réprime l’incitation à la prise de drogues et le faire appliquer, considérant qu’entre la liberté d’expression et l’incitation à la consommation de cannabis, il y a une limite que le L 3424-4 garantit.
Nous sommes à votre disposition pour tout renseignement complémentaire sur notre démarche préventive, novatrice tant auprès des jeunes que des parents.
Nous vous remercions Monsieur le Premier Ministre, pour l’attention et l’intérêt que vous voudrez bien accorder à notre démarche et sollicitons votre soutien pour répondre à l’espérance que placent en vous les jeunes, leurs parents et leurs familles.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’assurance de notre très haute considération.
Richard MAILLET,D.U. Prévention toxicomanie, Président de « STOP à la Drogue »,Administrateur de l’UDAF du Nord.
Claudie GHESQUIERE
Présidente de l’UDAF du Nord
Union Départementale des Associations Familiales).
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à voire aussi sur ce sujet |
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Apolitique et aconfessionnelle, l'association "STOP A LA DROGUE" à été fondée en Novembre 1996 par des parents soucieux d'impliquer les élèves, les parents et les enseignants dans un processus actif de prévention. "STOP A LA DROGUE" propose un partenariat avec les collèges et lycées.
L'association est membre de l'Union Départementale des Associations Familiales (UDAF).
Le président de l'association, Richard Maillet est titulaire du Diplôme Universitaire de Prévention des Toxicomanies.
Pourquoi "STOP A LA DROGUE" ?
Informer sur les drogues et en détailler pour chacune d'elles les pièges et les dangers; EST-CE SUFFISANT ?
Ou EST-CE DAVANTAGE ? Discuter d'autres choses que de la drogue ? C'est à dire développer, chez nos jeunes, l'esprit d'analyse et leur esprit critique face à une culture de banalisation ?
C'est par exemple:
- Comment être bien dans sa peau et dans sa tête de nos jours ?
- Comment agir et réagir face à un problème à résoudre ?
A qui s'adresse l'association "STOP A LA DROGUE" ?
Aux classes de seconde, 3ème et 4ème qui représentent la tranche d'âge où l'on est sollicité pour la première fois à la prise de drogue.
L'association peut intervenir à la demande des chefs d'établissement et répondre aux questions des parents et des adolescents, les conseiller, les informer de façon objective.
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